Coup de gueule du Président à l'encontre des écologistes
Cette cigogne qui lui met des bâtons dans les roues
02/07/2014 05:36
« Une carte avec des hachurages rouges, verts des fonds coloriés » : autant d'interdits regrette ce lecteur.
Le président du Moto-club des Deux-Sèvres, Christophe Pétreau, découvre qu’il ne peut pas rouler partout. Ça l’énerve et il nous l’écrit.
« Aujourd'hui, pour organiser une randonnée motorisée tout-terrain, il faut avoir une sacrée volonté et une patience à toute épreuve. C'est un vrai marathon. Et je m'y connais en course car, depuis cinq ans, j'organise des manifestations telles que courses à pied, randonnées pédestres, VTT et équestre. J'avoue que je ne m'attendais pas à une telle pagaille administrative dirigée par je ne sais quelle minorité.
Les services soi-disant " compétents " font sous-traiter le travail à des associations doublement subventionnées par l'Etat et l'Europe, des fonds en provenance de nos impôts.
Deux jours avant la randonnée, l'arrêt préfectoral rend son verdict : avis favorable, sous réserve de respecter un certain nombre de consignes : pas de passage sur la propriété privée de M. X, malgré son autorisation, pour respecter une espèce très rare : la cigogne noire, animal semble-t-il aperçu sur le secteur et qui, depuis le 2 juin, a été rejoint par un compagnon (ou compagne). On m'a fait voir un certain nombre de cartes avec des hachurages verts, rouges, des fonds coloriés… sur ce secteur où cette espèce a été localisée. On ne voit rien sauf un cercle rouge, une limite que personne ne doit franchir pour la tranquillité de l'animal.
Après avoir évité les cigognes, les chauves-souris, les zones humides, les GR non interdits à la circulation et le passage dans les cours d'eau, et malgré les tensions au sein du moto-club, j'ai tout de même réalisé un parcours plus ou moins intéressant avec l'ONCFS, la balade obligatoire toute la matinée du samedi m'a sincèrement exaspéré.
Donc, je le demande : où est notre place ? Pour le bien de ces chers animaux, nous allons araser les chaussées des moulins pour permettre la remontée du poisson, sans prendre en considération les pêcheurs et autres usagers. Nous allons introduire des ours sans l'avis des bergers et de la population qui voient ces grosses bêtes faire les poubelles dans les villes. Idem pour les loups. Et interdire la construction d'éoliennes à cause de la canepetière alors qu'à trois cents mètres, mais sur un autre département, les moulins à vent poussent comme des champignons.
La cage n'est plus du bon côté. Et je ne comprends pas pourquoi, en Espagne, les nids de cigogne ont été installés sur les bords des autoroutes. A croire que la cigogne est plus sociable là-bas que chez nous… »